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Le Cotton Tree, l’âme de Freetown, capitale de la Sierra Leone

Pendant la guerre d’indépendance américaine (1775-1783), pour contrer la rébellion des indépendantistes, les anglais ont promis la liberté à tous les esclaves qui quitteraient leur maitre rebelle pour venir combattre au côté de l’armée britannique.
Ainsi, 3 000 soldats appelés les Loyalistes Noirs ont été affranchis, et parmi eux, 1 200 ont décidé de quitter l’Amérique du Nord, pour fonder leur propre nation, sur le continent de leurs ancêtres, en Afrique. Ils ont donc traversé l’océan depuis les côtes canadiennes. Ces colons noirs loyalistes, appelés “néo-écossais”, débarquèrent sur le rivage et marchèrent jusqu’à un arbre géant, juste au-dessus de la baie de Freetown. Rassemblés autour de cet arbre, ils y firent des actions de grâce, priant et chantant des cantiques en remerciant Dieu pour leur délivrance et pour le don de cette terre libre. Ils décidèrent alors en 1792 de fonder à cet endroit Freetown, la ville libre, capitale d’un nouveau pays, le Sierra Leone.

Actuellement, l’énorme Cotton Tree se situe dans la partie la plus ancienne de Freetown, à proximité du bâtiment de la Cour suprême, de l’école de musique et du Musée national. Les Sierra-léonais vont régulièrement prier sous cet arbre et y faire des offrandes aux ancêtres pour la paix et la prospérité.
Cet arbre est une institution, l’un des rares arbres au monde à figurer sur un billet de banque, sur des timbres, ou à être l’objet de poèmes le comparant à la Tour Eiffel et à Big Ben.


Le 24 mai 2023,
le “Cotton Tree”
s’est effondré
« L’emblème le plus connu de la Sierra Leone a succombé aux fortes pluies et aux vents violents qui se sont abattus sur le pays »
Le président du Sierra Leone, Julius Maada Bio, promet donc d’ériger à sa place un monument, “quelque chose qui lui rende hommage”.
Sur les images, on voit qu’il reste la souche, et donc les racines, ce qui fait dire aux optimistes que le Cotton Tree est encore vivant, qu’il pourrait bien reprendre, renaitre, et vivre encore quelques dizaines, voire centaines d’années, encore faut-il lui laisser sa chance…

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